Le cheval qui doit « apprendre son métier »
Bigre, de quel métier parle-t-on ici ? Mais du métier de cheval de course voyons ! Nous évoquions récemment, ici, le cheval brillant, que le jockey ou driver a bien du mal à canaliser. Mais il n’est pas le seul à poser une problématique. Certains chevaux jeunes montrent un très fort potentiel… Mais aussi un « caractère » (autre mot du jargon hippique) tel qu’ils sont très souvent fautifs (en trot), ou désobéissants, ou ayant du mal à s’équilibrer pour placer leur pointe de vitesse finale (au galop). On dit alors que le cheval doit encore apprendre son métier…
Pour dire vrai, l’expression me faisait sourire les premières fois où je l’entendais ; mais je me suis vite rendu compte qu’elle était la traduction d’un état de fait réel : avec l’âge (et les entraînements, la prise d’expérience en course, etc.), les chevaux s’endurcissent, sont moins fautifs en trot, plus faciles à équilibrer au galop… A propos des chevaux moins fautifs en trot, il me semble me souvenir que le super crack Jag de Bellouet a d’abord débuté par quelques incartades… Avant la réussite que l’on sait.
C’est là qu’intervient le savoir-faire des entraîneurs, reconnaître les chevaux avec lesquels il faut se montrer patients… Un peu comme au tennis, quand on voit un jeune joueur avec une vitesse de bras formidable mais qui a du mal à éviter le filet : le jour où ça passe, ça fait mal ! Hé bien là, c’est pareil : le jour où le cheval rapide mais fautif n’est plus « que » rapide… Tout le monde sourit !
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